et aimante, chassait à présent l’enfant sans la moindre explication.
Le garçon n’eut d’autre choix que de partir.
Sur le chemin, il croisa son meilleur ami et lui raconta tout.
— Tu as au moins reçu ta petite allocation du mois ? demanda celui-ci.
— Non… Ma grand-mère m’a mis à la porte sans rien, répondit le garçon, la voix brisée.
— J’aimerais t’aider… mais je ne peux rien faire, dit son ami avant de s’éloigner.
Alors, il se rendit chez un autre camarade.
Celui-ci ouvrit la porte avec entrain :
— Tu es venu me chercher pour qu’on joue chez toi ?
Le garçon baissa les yeux et murmura d’une voix tremblante :
— Je… je n’ai nulle part où aller. Puis-je rester chez toi, s’il te plaît ?
Le sourire de l’autre s’effaça aussitôt….
