Paul applaudissait, hilare, en donnant des high-fives à ses amis.
— « Ça va faire le buzz ! » cria-t-il.
Son rire résonnait plus fort que mes sanglots.
À ce moment-là, mon cœur se brisa. Je n’avais jamais eu aussi honte, ni ressenti une telle trahison.
C’est alors que mon père, qui jusque-là était resté discret, s’avança d’un pas rapide. Il ne cria pas, ne perdit pas son sang-froid. Il se contenta de plonger ses bras dans l’eau pour m’aider à sortir. Il m’enveloppa dans sa veste, trempée mais protectrice, puis fixa Paul droit dans les yeux. Sa voix fut basse, mais coupante comme une lame :
— « C’est terminé. Pour elle. Et pour toi. »
Le silence tomba sur l’assemblée. Les invités, choqués, n’osèrent plus sourire. Le photographe posa son appareil. Paul, lui, resta immobile, comme s’il ne comprenait pas encore la gravité de son geste…..
