perds conscience. Je me réveille debout, dans le couloir, les yeux secs, le corps glacé. Je crois que quelque chose m’habite. Quelque chose d’ancien. »
Ce carnet datait d’avant ma naissance. Des années où mes parents avaient vécu dans cette maison après leur mariage.
Puis, une dernière note griffonnée au crayon :
« Si quelqu’un lit ceci… surveille la nuit du 15 mars. C’est toujours ce jour-là. »
Je regardai la date. C’était le 15 mars que mon fiancé avait vu « ma mère » dans le couloir.
Une vérité enterrée
Le soir-même, j’ai confronté ma mère. Je lui ai montré le carnet. Elle s’est mise à pleurer. Longuement.
— Je ne sais pas ce que c’est, m’a-t-elle dit. Ça m’arrive depuis l’âge de 23 ans. Toujours la même
