Histoire m2

 

Avec un vieux manteau râpé, un foulard déchiré et un sac plastique à la main, je n’étais plus la grand-mère respectable connue dans le quartier. J’étais une simple silhouette que personne ne regardait vraiment. Cela me donnait une liberté incroyable : observer sans être vue.

 

La mise à l’épreuve

 

Le premier soir, je les suivis jusqu’au centre-ville. Main dans la main, ils riaient, heureux comme deux amoureux. Je me plaçai sur leur chemin, feignant de demander quelques pièces. Abby eut immédiatement le réflexe de fouiller dans son sac, prête à m’aider. Mais Paul l’arrêta net.

 

— « Ne gaspille pas ton argent, Abby. Ces gens inventent toujours des histoires. »

 

Sa voix était ferme, glaciale. Je vis le regard triste de ma petite-fille, déchirée entre son élan de générosité et l’autorité de son fiancé. Cela me fit mal au cœur.

 

Le doute grandit

 

Les jours suivants, je continuai mon petit jeu. Je les observais au restaurant, au marché, dans les rues. À chaque fois que je m’approchais, Paul se montrait distant, parfois même méprisant. Abby, elle, gardait sa douceur naturelle, mais elle se laissait influencer par lui…..

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