— « Attends. »
Il fouilla dans sa poche et en sortit un papier froissé. Il me le tendit avec un demi-sourire.
— « Lis-le chez toi. »
Je pris le mot machinalement, le glissai dans ma poche et repartis. Le vent me poussa rapidement vers mon appartement, et déjà mon esprit s’occupait d’autres pensées : mes mails professionnels en retard, les factures à régler, les petites urgences de la vie moderne. Le papier resta oublié dans ma poche.
Ce n’est que le lendemain soir, en vidant mon manteau, que je tombai dessus. Il était abîmé, taché, comme si des années de voyages l’avaient marqué. Je le dépliai avec précaution.
Les mots, écrits d’une main hésitante mais lisible, se gravaient dans le papier ….
