Peu à peu, son courage paya. L’entreprise grandit, les clients affluèrent, et nous avons quitté la caravane pour une petite maison modeste mais chaleureuse. Elle acheta une vieille voiture, puis engagea deux employées, et enfin, notre vie retrouva une stabilité que je croyais impossible.
Le jour de ma remise de diplôme universitaire, ma mère pleurait de joie. Ses sacrifices avaient porté leurs fruits. Tout ce que nous avions, nous le devions à elle seule.
Mais le destin est parfois cruel. À mes vingt-neuf ans, ma mère est tombée malade. Elle s’est battue avec la même énergie qu’elle avait mise dans son travail, mais la maladie a fini par l’emporter. Elle m’a laissé en héritage tout ce qu’elle avait construit : la maison, l’entreprise et ses économies…..
