— « C’est ça, le service de nos jours ? » tonna l’homme en me renvoyant son steak, sous prétexte qu’il était trop cuit.
Sa femme l’imita aussitôt : elle repoussa son assiette de soupe et déclara sèchement qu’elle était beaucoup trop salée.
Rien ne leur convenait. Pas une seule assiette ne reçut un mot positif. Malgré mes efforts pour rester polie et garder le sourire, je sentais ma patience s’effriter.
Quand le dessert arriva enfin, j’espérais que le cauchemar touchait à sa fin. J’apportai les assiettes avec soin, puis débarrassai, soulagée, en pensant que le pire était derrière moi.
Mais à mon retour, un vide glacial m’envahit.
La table était vide…..
