La nuit dernière, tout a explosé. Éreintée après des heures à allaiter, je suis sortie de la chambre avec l’espoir de trouver un peu de réconfort. Rien. Juste le regard glacial de ma belle-mère et l’indifférence de mon mari. « Je croyais que tu n’avais pas faim », a-t-elle lancé. Une phrase banale, mais tranchante comme une lame. C’était trop. Mon silence, jusque-là docile, s’est brisé en mille éclats.
La dispute fut violente, brutale. Mon mari, comme hypnotisé par le rôle de bon fils, s’est rangé du côté de sa mère. Et comme si tout cela ne suffisait pas, il m’a demandé de faire la vaisselle. J’étais au bord de l’effondrement. Alors, j’ai pris une décision radicale : j’ai rassemblé quelques affaires, pris mon fils, et je suis partie.
Chez ma mère, j’ai trouvé le réconfort que j’espérais. De la chaleur, de la tendresse, et surtout… du silence bienveillant. Mais même là, le tumulte ne cessait pas. Mon téléphone vibrait sans cesse : appels, messages accusateurs de mon mari. Selon lui, j’avais surréagi, brisé la famille pour une histoire « ridicule ». Il n’avait rien compris. Ou peut-être refusait-il de voir.
