J’étais abasourdie. Mon père aurait voulu que je reste en sécurité, mais Véronica n’avait qu’un seul but : se débarrasser de moi. Elle m’accorda 36 heures pour quitter les lieux. « Pas un jour de plus », lança-t-elle avant de tourner les talons.
Je pleurais, assise dans ma chambre, entourée de mes affaires éparpillées. Comment pouvais-je affronter le monde dans mon état ? Mais le destin réservait une surprise à Véronica.
Car ce qu’elle ignorait, c’est que mon père avait laissé un testament. Quelques heures après notre dispute, l’avocat de la famille m’appela :
— Votre père avait prévu la situation. La maison vous revient.
Je crus d’abord mal entendre. Mais le document était clair : mon père avait anticipé la froideur de Véronica. Il avait pris soin d’assurer mon avenir et celui de mes enfants.
Le lendemain matin, alors que Véronica tentait déjà de déplacer mes affaires hors de la maison, l’huissier arriva avec l’avocat. Elle assista, bouche bée, à la lecture des papiers officiels. En moins d’une heure, la maison n’était plus « la sienne », mais bien la mienne.
Son visage se décomposa. Elle cria, protesta, mais rien n’y fit. La loi était implacable. L’ironie fut terrible : celle qui voulait me mettre dehors se retrouva, elle, sans toit.
Je n’éprouvais pas de joie malsaine. Seulement un soulagement profond. Mon père, même dans la mort, avait veillé sur moi. Véronica quitta la maison furieuse, sous la pluie battante, exactement comme elle avait voulu me chasser……
