Dimanche

 

« Comment ça, je n’ai pas ce droit ? C’est moi l’aîné de cette famille ! »

 

Mon mari inspira profondément et, pour la première fois de la soirée, je vis dans ses yeux une fermeté nouvelle.

 

« Cette maison est la nôtre, continua-t-il calmement. C’est nous qui avons travaillé, économisé, et construit cette vie. Ce n’est pas un hôtel, ni une résidence secondaire que l’on prête sur un coup de tête. Tu ne peux pas t’imposer ainsi. »

 

La voix de mon mari tremblait légèrement, mais il resta droit. Sa main se posa discrètement sur la mienne, et mes yeux se remplirent de larmes.

 

Ma belle-mère, visiblement gênée, tenta de calmer son mari :

« Voyons, ce n’était peut-être qu’une idée… »

 

Mais lui, rouge de colère, répliqua :

« Tu oses me contredire devant tout le monde ? »

 

Cette fois, ce fut ma belle-sœur qui intervint.

« Papa, arrête. Tu vas trop loin. On est venus pour fêter l’anniversaire de maman, pas pour créer une dispute. »

 

Le reste du repas se déroula dans un silence pesant. Les conversations légères s’étaient envolées, remplacées par des regards fuyants et des respirations lourdes….

Lire la suite en page suivante

Laisser un commentaire